Un film-documentaire et une performance du couple d'artistes Bérengère Lefranc et Hubert Barrion
3 Janvier 2013
Je rencontre les Magnolias de Douai lors de leur festival annuel, le lundi de Pâques 2010. Elles reçoivent ce jour-là les sociétés du Nord-Pas-de-Calais avec lesquelles elles rivalisent d’avril à fin juin. Car, aujourd’hui, les majorettes défilent toujours mais se disputent aussi une coupe chaque dimanche de la saison des compétitions, en gymnase, exécutant un programme sur de la musique techno survoltée, dans une atmosphère surchauffée.
Les Magnolias, menées par leur capitaine Jamila, sont invaincues depuis 5 ans. Et elles travaillent durement pour ça.
Elles m’acceptent en leurs rangs serrés, sensibles à mon envie de devenir majorette. Elles dépêchent Coraline, la lilloise du groupe, comme professeur particulier.
Coraline la passionnée, et la patiente... Elle me transmettra quelques rudiments, ne me mettant jamais en échec, mais avec exigence.
Car il n’est pas question que je détonne dans le groupe le jour du défilé. Tout doit être parfait. Nous avons un mois pour y parvenir.
Car la perfection est le maître-mot des Magnolias. Avec cette envie de partager, et ce besoin de reconnaissance.
Elles m’accueillent sans contrepartie. Mais ce documentaire s’impose immédiatement, en résonnance avec leur engagement et leur charisme. Et même si la personnalité de certaines se détache, c’est le groupe qui existe plus que tout. Un grand corps dansant, riant, réfléchissant.
Un phénomène suffisamment rare pour mériter un film d’une heure quarante-cinq.
Je ne les remercierai jamais assez...